16/02/2006

Nicolas Peyrac a vu pour vous...

 

L'honneur du dragon...

 

Oui, le titre est assez tarte…D’abord y a Tony Jaa il est petit, dans la forêt. Une voix off de bouddah à deux balles de restos chinois lui explique que il fait partie du peuple des trucs machins et que ce sont les gardiens des éléphants royaux que le roi il utilise quand il fout sur la gueule des gens. Tony il est petit et il écoute sagement la voix off de son papa. Il regarde deux éléphants qui se bécotent et s’en vont tirer un coup dans la forêt mais on les voit pas baiser, juste se tenir par la trompe et doucement s’éloigner. Y a Tony qui dit un truc du genre ‘tiens, les éléphants ils vont se promener ou in truc du genre’ et tous les hommes du coin éclatent d’un rire tellement viril que je me demande bien si c’est vraiment cela que je veux devenir. C’est Thaï et pleine de subtilités dont les ficelles ressemblent à s’y méprendre à une bitte tordue. Il y a un fondu et on voit un éléphanteau qui descend le sentier que les parents éléphants ils avaient gravi et là, on se dit que le cinéma des pays exotiques, c’est vachement plus évolué au niveau subtilité que le cinoche américain. Alors, ça veut que tout le monde a grandi et Tony aussi et il est pote avec l’éléphanteau et il fait des katas de la mort devant le grand éléphant que son papa garde toujours. Parfois, il monte dessus et fait des sauts périlleux. Soudainement et au milieu de rien, des méchants braconniers veulent prendre l’éléphanteau mais la maman intervient, ainsi que le papa. La maman meurt dans l’incident mais une fois encore c’est Thaï et très prude donc on la voit pas vraiment mourir, mais on devine bien quand même, hein! Alors Tony refait des katas et la voix off rappelle son truc que il faut protéger les éléphants parce que eux protègent le roi ou un truc du genre mais bon je tchatte avec une copine disparue depuis des années donc je sui moyennement concentré. Tony, son papa et les deux éléphants vont quelque part mais ça se passe pas trop bien, vu que les deux éléphants sont enlevés et que le papa meurt. Il n’y a pas de voix off, ça fait du bien. Le plan suivant, Tony qui en fait ne s’appelle pas Tony mais je sais déjà plus quoi latte des mauvais et en cogne un jusqu’à ce qu’il dise Sidney ! Et là, la vrai aventure va commencer. Il y a le thaï qui jouait déjà dans Ong Bak qui joue un flic un peu naze mais plus gentil que ces gros cons de racistes australiens tout gangrenés qu’ils sont par de méchants vietnamiens beaucoup moins gentils que les pacifiques thaïs, gentils et bosseurs et qui s’entraident. Alors, Tony tombe sur le méchant et l’empêche de faire un deal de drogue et latte quand même pas mal de gens de façon très diverses, mais quand même plutôt avec ses pieds et ses poings et ses coudes et ses genoux, surtout ses genoux. Il latte des motos, des skateurs, des rollers, un quad et d’autres trucs mais je tchatte avec une copine et je regarde les cascades pourtant impressionnantes d’un œil distrait. Après, des méchants butent d’autres méchants en train de faire un match de catch dans la boue avec des putes et des flics ripoux accusent le gentil flic thaï d’être l’auteur du massacre. Vous suivez encore ? C’est un film thaï, c’est prude, donc le match de catch dans la boue se fait en bustier. Le flic naze s’échappe en menaçant les mauvais avec une bougie de la taille d’un truc amnesty. Sais pas ce qu’on peut faire d’un truc pareil. Le plan suivant, Tony refait des cascades et lattes un paquet de monde de façon de plus en plus incroyable pour aller emmerder un type qui a un resto illégal où en fait on sert plein de trucs qui ont l’air et dégueu et protégés, entre le scorpion, les singes et l’éléphanteau. Il délivre son éléphanteau alors il va se réfugier dans un temple bouddhiste après être monté dans un camion ami où se cache le flic gentil et pas pourri et thaï. On les voit qui prient et qui méditent et là je me dis, putain, que c’est beau les merveilles de l’Asie, de l’écologie, de la baston et de la mystique facile. Ca me plait bien. Mai bon, le flic pourri il s’est allié aux méchants vietnamiens et là, ils débarquent pendant que Tony et son pote et son éléphant ne sont pas là alors ils pleurent dans le temple en flammes où les prêtes bouddhistes australiens sont morts et trempent dans la flotte que les détecteurs d’incendie on déclenchée. Baston en cascade avec de plus en plus de chorégraphie, c’est pas mal, assez impressionnant mais on n’atteint jamais l’art brutal de Ong Bak. Comme d’hab, Tony se prend une rouste mais est sauvé par le gong. Le film se termine par Tony et son éléphanteau qui s’en vont délivrer le papa éléphant chez les méchants capitalistes vietnamiens. Plein des grosses bourres pif dans la tronche plus tard, Tony arrive dans l’antre de la mauvaise et là, il se rend compte qu’on a un peu laissé que les os de son éléphant préféré, le reste a dû être servi en plat du jour. Alors, au début, il y a plein de mauvais (il y a vraiment énormément de mauvais dans ce film, il faut bien dire) qui le lattent mais il s’en fout il pleure puis à un moment il se rappelle (un connard lui a donné un coup de cure-dent dans les côtes mais ça n’a pas l’air trop grave, rassurez vous) et il a la rage. Et là, il commence à sérieusement latter le peuple. Avec des clefs et des enchainements que je rêve d’un jour arriver à faire aussi parfaitement, même si en soi je les connais déjà. Tony ne frappe plus, il désosse. Jusqu’à la scène finale, Tony joue à l’équarisseur et massacre gaiement les cons qui ont fait du mal au colonel Hati en passant toutes les clefs possibles et imaginables et je n’ai jamais vu un machin pareil. Puis arrivent les très gros méchants et eux aussi sont punis et puis c’est presque fini et on ne sait pas trop si Tony il est encore vivant ou pas mais il a sauvé son honneur et celui de la Thaïlande et des thailandais, peuple qui aime la paix et qu’on les fasse pas chier et son éléphanteau et là c’est vraiment fini, il y a Dizzy la peste qui chante un truc et moi je peux rentrer à ma maison.

Maintenant, sérieusement, c’était loin d’être chiant. Et j’ai quand même aussi jamais vu un truc du genre. Qu’on me fasse juste pas rire avec l’image d’Epinal du film exotique donc forcément non commercial

 

00:22 Écrit par Lester | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

hje m' appelle munir gulte deux film que ta fait sont tros bien c' est quand que tu fait ton 3 sieme film
ma rue est 6 crue de vetrigne 90380 roppe

Écrit par : gul | 20/01/2007

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