21/11/2006

je bloggue peu donc je suis 21.11.06

Il y a plein de trucs que je n’aime pas. Un des nombreux trucs que je n’aime pas, c’est devoir me lever tôt. Et je trouve que 4h30, c’est tôt. J’aime pas trop devoir quitter des bras bien chauds, des draps moelleux et un matelas qui a vachement évolué depuis que j’ai décidé de faire un investissement de riche dans un latoflex. Loin le temps de deux matelas tapés à même le sol que rien, si ce n’est les coups de pieds, maintenaient ensemble. C’était avant. Je dors mieux aussi. Passons. J’aime pas me lever tôt. J’aime pas avoir la goutte au nez, me lever quand il fait encore noir, snirfer comme un fou, conduire de manière vaseuse jusqu’à un tunnel Béliard fermé. J’aime pas devoir reprendre par Etterbeek pour arriver comme par enchantement au cinquantenaire et enfin me glisser à la suite d’un taxi qui lui, semble savoir ce qu’il fait, sur la queue du tunnel, autoroute, ring, Zaventem, parking B, étage 3. Amen. Je fais tout cela moitié dormant, moitié stressant. C’est une sensation assez vaseuse de rêve de lapin blanc d’Alice défoncé aux calmants. J’aime pas cracher mes poumons et ressentir de gros glaviots jaunâtres me remonter au fur et à mesure dans la gorge. J’aime pas le goût que ces glaires dégueulasses donnent en bouche, avant même leur arrivée. J’aime pas, alors que j’ai couru, me suis levé et ai quitté un petit quotidien des plus agréables et pépères devoir me faire dire que déjà, j’ai une petite heure à attendre. Ca, vraiment pas. Un peu plus tard dans la journée, je comprends et je plonge dans mon livre et amen et tout et tout (je lis le royaume des mécréants pour le moment, alors des Amen, il y en a dans tous les sens). A cette heure là, la goutte et les glaires un peu partout, le cerveau clopinant encore, je suis incapable de comprendre que Roulers est toujours invaincu chez lui, même en recevant une grosse pointure comme Beveren. Je suis incapable de m’indigner sur la gestion à la wallonne. Je suis aussi bien sûr incapable d’éprouver la moindre révolte envers quoi que ce soit. A cette heure là, je me concentre sur la tentative de récupération d’un nombre maximal de minutes de sommeil. Je somnole donc tout en faisant semblant de me passionner pour les pages cultures et sport de la Libre. Désolant.

Nous sommes dans l’avion. Il vole. J’imagine qu’une fois encore je me suis endormi avant même le décollage. Je regarde autour de moi les cadres (pas de vacanciers égarés sur ce genre de vol). Dorment, lisent le sport ou font semblant de travailler au redressement économique de l’Europe. Dehors, des nuages partout. Et l’avion de faire des cercles. Ce qui signifie qu’on est déjà au dessus de Lyon et que il y a du brouillard au sol. A ma montre, je rate l’avion pour Pau dans 10 minutes. Je me rendors. Me disant quand même que il ut été plus simple de rater le réveil et de s’occuper tranquille de mademoiselle et de mon nez qui snirfle à grand coups de thé avec un bonbainbiencho. Passons. La vie ne fait pas de cadeaux clame le grand Jacques. Nous atterrissons. L’avion se vide. Comme un gentil cheptel, on nous cale dans un bus. Un homme en jaune fait un appel pour le passager pour Pau. Qui répond à mon nom. Je sors. Nous sommes dans une camionnette. On ne distingue rien de l’aéroport. Le type conduit comme un con. Pile à mort aux croisements. Me dépose au terminal, devant l’avion de ma détention pyrénéenne. L’avion, au sol. Assis avec les autres, j’attends.

23:21 Écrit par Lester dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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