06/12/2006

trois jours palois amputés du mardi et du mercredi

Lundi

J’ai horreur du lundi. Tell me why I don’t like Mondays ??? Peut-être parce que je ne dors jamais bien. Que je me réveille plusieurs fois par nuit pour vérifier l’heure. Que j’ai deux réveils me susurrant  qu’il est l’heure, l’un de son bip tout mobistarien, l’autre d’une musique classique des plus improbables. Je quitte le chaud du lit, vaseux. Hier soir encore, musique classique, chats et parties d’échecs ou de baise, petite vie au calme et fort peu consommante d’essentielles ressources essentielles. Aujourd’hui, la course pas réveillée pour s’harnacher et commencer à refaire semblant. J’aime de moins en moins.

Aéroport de Lyon. 8h30. Grève des essenciers. Je savais pas que le mot existait. Pas plus qu’on puisse faire grève quand on est pompiste à avion. Je viens de l’apprendre. J’aime bien ce taffe où tous les jours de petites découvertes s’accumulent. Aujourd’hui, les essenciers. A se demander ce que pourra bien réserver demain déjà. A Pau, mon boulet ne m’attend pas. J’ai hérité d’un handicapé de la vie comme nouveau responsable sur le projet. Ce que je déteste toujours le terme de projet. Mai bon, je commence à me glisser dans le moule. Mes coins s’émoussent dirait-on. Enfin, j’ai un acquis un nouveau barbu dans ma petite hiérarchie toute personnelle. Pris l’avion une fois. A se demander si il avait jamais voyagé. A se demander, à l’hôtel, s’il est jamais monté dans un ascenseur. Je promène Borat, le parisianisme en plus. A un point où, le ramenant à l’aéroport (oui, à mes heures perdues, pas pour tout le monde, je joue le rôle de chauffeur de taxi en livrée noire et pompes à semelles de cuir, plu vrai que nature. J’aimerais qu’on m’appelle  Gontrand, ou Pamphyle, ou Honoré (ou celle de Désiré ou celle de Théophile…), on me demande de bien m’assurer qu’il est monté dans l’avion. Un vrai boulet. Je développe des trésors d’imagination pour éviter le pénible repas en commun du soir où il tente de combler ses lacunes dans le projet qu’il est sensé mener. J’avoue que j’ai de plus en plus de mal à garder mon calme à écouter ses conneries. A 4 à être sous ses-heu ?-ordres, nous nous demandons bien à quelle sauce on sera bouffé, tant il laisse filer le truc qu’il fait toujours aussi pitoyablement semblant de maitriser. Robbie, tout un poème que, si je bloggais de façon régulière, je pourrais décliner dans un feuilleton pas quotidien parce que je ne tiendrais jamais sa présence trop fréquente. Mais Robbie n’est pas là, aujourd’hui. Pas plus que l’avion. Pas plus que les essenciers. Juste des cadres, des costumes et des gens qui comme moi tapotent sur un PC posé au dessus de leurs couilles en vue de jouer les quelques peu intéressants.

Lundi, Aéroport de Lyon. Avion différé. Ce qui signifie juste qu’après m’être levé pour des nèfles aux aurores, je vais pouvoir jouer les prolongations ce soir afin d’espérer combler une partie de ce qui n’avance toujours pas et ne peut avancer d’ici. A se demander si l’ami Lashmi ne finira pas par me manquer un tantinet.

17:09 Écrit par Lester dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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